La filière ES a disparu avec la réforme du lycée, mais son profil existe toujours à travers plusieurs combinaisons de spécialités du bac général : sciences économiques et sociales, histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques, mathématiques, langues, humanités ou numérique. Ces parcours ouvrent l’accès à de nombreuses formations en management, économie, droit, communication, sciences sociales ou commerce.
Avant la réforme du lycée, le bac ES constituait l’un des parcours les plus adaptés aux lycéens intéressés par l’économie, l’actualité, l’international, les sciences sociales et les mécanismes de l’entreprise. Aujourd’hui, ces centres d’intérêt se retrouvent dans plusieurs choix de spécialités, notamment SES, HGGSP, mathématiques, langues, humanités, littérature et philosophie, ou encore numérique et sciences informatiques.
Les formations accessibles restent nombreuses. Écoles de commerce, université, classes préparatoires, BUT, BTS ou écoles spécialisées : le choix dépend du projet d’orientation, du niveau d’encadrement recherché, de l’intérêt pour les études longues et de la place souhaitée pour la professionnalisation.
Les écoles de commerce et de management
Les écoles de commerce post-bac accueillent des profils issus du bac général, notamment ceux qui ont suivi les spécialités sciences économiques et sociales, mathématiques, HGGSP ou langues. Elles proposent des cursus en trois, quatre ou cinq ans, selon les programmes et les établissements.
Ces formations sont particulièrement adaptées aux lycéens intéressés par l’économie, le marketing, la finance, l’entrepreneuriat, le management, les ressources humaines, le commerce international ou la data. Les enseignements associent progressivement les fondamentaux de gestion — comptabilité, droit, économie, marketing, finance, stratégie — à des expériences professionnelles, des projets collectifs, des stages et des périodes à l’international.
À l’EMLV, école de commerce post-bac du Pôle Léonard de Vinci, le Programme Grande École permet de construire un parcours en management sur cinq ans, avec une spécialisation progressive, des expériences en entreprise, une ouverture internationale et des possibilités d’alternance selon les années et les parcours.
Les profils issus d’un bac général avec SES et mathématiques, ou SES et HGGSP, disposent d’un socle cohérent pour aborder les matières de gestion, l’analyse économique, la finance, les études de marché, le commerce ou les enjeux internationaux.
Les classes préparatoires économiques et commerciales
Les anciennes classes préparatoires ECE et ECS ont été remplacées par la prépa ECG, économique et commerciale voie générale. Cette formation s’adresse aux bacheliers généraux qui souhaitent préparer les concours des grandes écoles de management.
La prépa ECG repose sur un programme exigeant, avec des enseignements en mathématiques, économie, sociologie et histoire du monde contemporain, histoire-géographie et géopolitique du monde contemporain, culture générale et langues vivantes. Les combinaisons varient selon les options choisies.
Ce parcours convient aux lycéens à l’aise avec le travail académique, les dissertations, l’analyse de documents, les mathématiques appliquées et l’actualité économique ou géopolitique. Après deux années de classe préparatoire, les étudiants présentent les concours d’entrée aux grandes écoles de commerce et de management.
Les BTS et les BUT
Les BTS et les BUT sont des formations professionnalisantes accessibles après le bac. Les BTS se préparent en deux ans, tandis que les BUT, qui ont remplacé les DUT, se préparent en trois ans au sein des IUT.
Ces cursus conviennent aux lycéens qui souhaitent une formation encadrée, concrète et orientée vers les métiers. Ils peuvent mener à une insertion professionnelle rapide ou à une poursuite d’études en licence professionnelle, bachelor, école de commerce, master ou école spécialisée.
Après un bac général à dominante économique et sociale, plusieurs BTS peuvent être envisagés : commerce international, communication, comptabilité et gestion, assurance, banque, professions immobilières, gestion de la PME, négociation et digitalisation de la relation client ou support à l’action managériale.
Du côté des BUT, les parcours les plus cohérents sont notamment techniques de commercialisation, gestion des entreprises et des administrations, carrières juridiques, carrières sociales, information-communication, statistique et informatique décisionnelle, ou gestion administrative et commerciale des organisations selon les établissements.
L’université
L’université reste une voie fréquente après un bac général avec des spécialités proches de l’ancien bac ES. Elle permet de suivre une licence en trois ans, puis de poursuivre en master, d’intégrer une école via les admissions parallèles ou de se spécialiser progressivement dans un domaine.
Les licences les plus adaptées sont l’économie, la gestion, l’économie-gestion, le droit, les sciences politiques, les langues étrangères appliquées, l’information-communication, la sociologie, l’histoire, la géographie, les lettres ou les sciences sociales.
Certains profils peuvent aussi s’orienter vers des parcours plus quantitatifs, comme MIASHS — mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales — ou vers des licences associant économie, data, statistiques et informatique. Ces formations sont pertinentes pour les lycéens ayant conservé un bon niveau en mathématiques.
L’université demande une autonomie importante, une bonne organisation personnelle et une capacité à travailler sur des contenus théoriques. Elle offre aussi une grande diversité de spécialisations en master : finance, marketing, ressources humaines, droit des affaires, relations internationales, politiques publiques, communication, data analyse ou économie appliquée.
Les écoles spécialisées
Les écoles spécialisées constituent une autre option après un bac général à dominante économique, sociale, littéraire ou internationale. Elles couvrent des domaines variés : journalisme, communication, publicité, design, création digitale, audiovisuel, informatique, web, relations internationales ou sciences politiques.
Ces formations peuvent être accessibles directement après le bac, sur dossier, concours, entretien ou via Parcoursup selon les établissements. Certaines proposent des cursus en trois ans, d’autres en cinq ans, avec une spécialisation progressive et une forte place accordée aux projets.
Un lycéen intéressé par la communication, les médias, la création de contenus ou le marketing digital peut se diriger vers une école de communication ou de création digitale. Un profil attiré par l’analyse politique, les relations internationales ou les politiques publiques peut envisager une école spécialisée en sciences politiques ou relations internationales.
Les écoles du numérique et de l’informatique peuvent également accueillir des profils issus du bac général, notamment lorsque le lycéen a suivi la spécialité numérique et sciences informatiques, mathématiques ou une option liée au digital. Ces cursus concernent les métiers du développement web, de la data, de la cybersécurité, du jeu vidéo, du design d’interface ou de la gestion de projet digital.
Comment choisir sa formation après un profil proche de l’ancien bac ES ?
Le choix de la formation dépend d’abord du projet d’études. Un lycéen attiré par l’entreprise, le management, le commerce ou l’international pourra s’orienter vers une école de commerce post-bac, une prépa ECG, un BTS, un BUT ou une licence d’économie-gestion. Un profil intéressé par le droit, les institutions, les sciences sociales ou les relations internationales trouvera davantage de cohérence dans une licence universitaire, une classe préparatoire ou une école spécialisée.
Le niveau de professionnalisation constitue aussi un critère important. Les BTS et BUT accordent une place importante aux applications concrètes et aux stages. Les écoles de commerce combinent enseignements généralistes, projets, expériences en entreprise et ouverture internationale. L’université privilégie davantage l’approfondissement disciplinaire, la méthode et l’autonomie.
Même si le bac ES n’existe plus, les profils qui associent culture économique, ouverture internationale, intérêt pour l’actualité, analyse sociale et raisonnement quantitatif restent recherchés dans l’enseignement supérieur. Les combinaisons de spécialités du bac général permettent aujourd’hui de construire un parcours proche de cette logique, avec une orientation plus personnalisée selon les projets.
L’EMLV présente ses formations en management et le campus du Pôle Léonard de Vinci lors des Journées Portes Ouvertes.

















