Pendant une semaine, les étudiants de la Promo 2030 de l’EMLV ont participé à un hackathon transversal consacré aux enjeux de la biodiversité. Hybridation des compétences, compréhension des technologies et prise en compte des transitions environnementales et sociétales : des axes du Programme Grande École pour former des managers capables d’évoluer dans des environnements complexes et en transformation.
Ce hackathon s’inscrit dans une pédagogie fondée sur les projets interdisciplinaires, l’expérimentation et la collaboration entre profils complémentaires.
Un hackathon qui traduit l’approche pédagogique de l’EMLV
Le hackathon transversal de la Promo 2030 mobilise plusieurs dimensions du Programme Grande École de l’EMLV : l’hybridation entre management, technologie et enjeux humains, l’ouverture aux problématiques contemporaines et le développement des soft skills.
Les étudiants travaillent sur une problématique centrale : la manière dont les technologies peuvent contribuer à observer, comprendre et protéger les écosystèmes. Satellites, drones, capteurs, ADN environnemental ou intelligence artificielle font partie des outils étudiés pendant la semaine.
Au-delà de l’usage des technologies, le hackathon invite les participants à développer une réflexion critique sur leurs impacts environnementaux et sur les limites potentielles des solutions numériques, notamment à travers la question de l’effet rebond.
Cette approche rejoint directement l’ambition pédagogique portée par l’EMLV : former des managers capables de comprendre les transformations technologiques sans dissocier innovation, responsabilité et impact sociétal.

Partir d’un problème réel pour construire une solution
Le dispositif repose sur une méthodologie appliquée aux enjeux de terrain. Les équipes commencent par analyser un problème concret lié à la biodiversité avant d’imaginer une réponse technologique.
Après une phase d’acculturation scientifique et de recherche, les étudiants choisissent une problématique liée à la faune ou à la flore, puis réalisent un benchmark des solutions existantes afin de comprendre pourquoi certaines difficultés persistent.
Cette démarche leur permet d’évaluer les limites, les risques et les effets secondaires des dispositifs déjà déployés. Les groupes définissent ensuite un objectif de transformation avant d’identifier une solution pertinente, qu’elle soit technologique ou low tech.
Le hackathon intègre enfin une phase de prototypage, de test et d’amélioration continue. Cette logique d’expérimentation reflète les méthodes de travail utilisées dans les environnements professionnels en transformation.
L’hybridation au cœur du travail collectif
L’un des marqueurs du Programme Grande École de l’EMLV réside dans la transversalité des projets menés au sein du Pôle Léonard de Vinci. Ce hackathon en constitue une illustration concrète.
Les étudiants évoluent dans des équipes pluridisciplinaires composées de profils qui ne se connaissent pas au début du projet. Ils doivent organiser leur travail, répartir les rôles, prendre des décisions collectives et produire une réflexion structurée dans un temps limité.
Cette organisation permet de développer des compétences aujourd’hui recherchées dans les entreprises : coopération, intelligence collective, leadership, capacité d’adaptation et gestion de projet.
Le dispositif donne également une place importante à l’analyse réflexive. Les équipes doivent documenter leur fonctionnement collectif et leurs apprentissages afin de prendre du recul sur leur méthode de travail.
Cette pédagogie expérientielle s’inscrit dans les axes développés par l’EMLV autour des soft skills, de la culture projet et de l’hybridation management-tech-humain.

Une utilisation raisonnée de l’intelligence artificielle
Le hackathon introduit également une réflexion sur la place de l’intelligence artificielle dans les pratiques professionnelles.
Les équipes disposent d’une jauge d’utilisation de l’IA sous forme de crédits limités. Ce système conduit les étudiants à arbitrer l’usage de ces outils selon leur valeur ajoutée, leur coût et leur impact sur le développement des compétences humaines.
L’IA est ainsi envisagée comme un outil d’appui mobilisé avec discernement, dans une logique de complémentarité avec le travail collectif et l’analyse critique.
Cette approche fait écho aux orientations pédagogiques de l’EMLV autour de l’intelligence artificielle, de la pensée critique et des transformations du travail.
Des livrables conçus comme une mise en situation professionnelle
À l’issue du hackathon, les équipes présentent leur projet devant un jury jouant le rôle d’un acteur susceptible de soutenir ou de mettre en œuvre la solution proposée.
Les étudiants doivent défendre leur analyse, structurer un argumentaire et démontrer la pertinence de leur proposition au service de la biodiversité.
Le rendu comprend plusieurs éléments : un prototype, un support visuel de soutenance, un making-of vidéo retraçant le parcours de l’équipe ainsi qu’un livret documentant l’organisation du travail collectif.
Le jury évalue la capacité des participants à mener un projet fondé sur une analyse méthodique et sourcée, à communiquer de manière structurée et à répondre aux questions posées.
Un projet aligné avec les compétences attendues dans les organisations
À travers ce hackathon, les étudiants développent plusieurs compétences identifiées comme stratégiques dans les organisations contemporaines : pensée analytique, résolution de problèmes complexes, maîtrise des outils numériques, collaboration et communication.
Le format permet également d’aborder les enjeux de durabilité et de responsabilité environnementale dans une logique appliquée et interdisciplinaire.
Au sein du Programme Grande École, ces projets traduisent la volonté de l’EMLV de former des managers hybrides capables de faire le lien entre technologie, stratégie et transitions sociétales. Le hackathon biodiversité de la Promo 2030 constitue ainsi une illustration concrète de cette approche pédagogique.
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