L’alternance en école de commerce peut prendre deux formes principales : le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation. Ces deux contrats associent formation à l’école et expérience en entreprise, mais ils répondent à des objectifs, des publics et des règles différentes. À l’EMLV, l’alternance en Programme Grande École, Bachelor ou MSc se fait en contrat d’apprentissage, via le CFA du Pôle Léonard de Vinci.
Un nombre croissant d’écoles de commerce proposent des cursus en alternance, généralement en cycle master. Ce format permet d’associer des cours à l’école et une expérience professionnelle longue en entreprise, selon un rythme défini par le programme.
Certaines formations alternent quelques jours en entreprise et quelques jours à l’école. D’autres fonctionnent par semaines ou périodes complètes. Dans tous les cas, l’alternance donne à l’étudiant un statut salarié, une rémunération, une expérience significative et une meilleure connaissance du monde professionnel.
L’alternance va donc plus loin qu’un stage. Elle repose sur un contrat de travail et engage l’étudiant, l’entreprise et l’organisme de formation. En France, deux contrats existent principalement : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Service-public.fr rappelle que ces deux contrats alternent formation pratique en entreprise et formation théorique, avec des différences sur la durée, l’âge des bénéficiaires et la rémunération. Service-public.fr
Les points communs entre les deux contrats
Le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation sont deux contrats de travail en alternance. Ils associent une formation théorique et une formation pratique en entreprise.
Dans les deux cas, l’alternant devient salarié. Il perçoit une rémunération, bénéficie d’une protection sociale, de congés payés et des droits attachés à son contrat de travail. Il suit également une formation, avec des périodes à l’école ou dans un organisme de formation.
L’entreprise désigne une personne chargée d’accompagner l’alternant dans ses missions. Dans le cadre de l’apprentissage, il s’agit d’un maître d’apprentissage. Dans le cadre du contrat de professionnalisation, on parle généralement de tuteur.
Ces contrats impliquent une coordination entre l’entreprise, l’alternant et l’organisme de formation. Le rythme d’alternance, les missions, les objectifs pédagogiques et les modalités de suivi doivent être cohérents avec le diplôme ou la qualification préparée.
Le contrat d’apprentissage
Le contrat d’apprentissage relève de la formation initiale. Il vise l’obtention d’un diplôme ou d’un titre professionnel enregistré au RNCP. Il s’adresse principalement aux jeunes en formation et s’appuie sur un centre de formation d’apprentis, ou CFA.
Ce contrat peut être conclu en CDD ou en CDI avec une période d’apprentissage. Sa durée varie selon la formation préparée. Dans l’enseignement supérieur, il accompagne souvent une ou deux années de cursus, notamment en cycle master.
L’apprenti partage son temps entre l’école et l’entreprise. Le temps passé en formation fait partie du contrat de travail. L’étudiant applique en entreprise les compétences acquises en cours, tout en confrontant les enseignements à des situations professionnelles concrètes.
La rémunération dépend principalement de l’âge de l’apprenti et de son année d’exécution du contrat. Les règles peuvent évoluer, mais le principe reste le même : l’apprenti est rémunéré selon un pourcentage du Smic ou du minimum conventionnel lorsque celui-ci est plus favorable.
Le contrat de professionnalisation
Le contrat de professionnalisation relève davantage de la formation continue. Il vise l’insertion ou le retour à l’emploi par l’acquisition d’une qualification professionnelle reconnue.
Il peut concerner des jeunes, mais aussi des demandeurs d’emploi, des bénéficiaires de certains minima sociaux ou des publics en reconversion. Son objectif principal est de favoriser l’accès à l’emploi par une formation adaptée aux besoins de l’entreprise.
La formation théorique représente une partie du contrat, mais le dispositif est historiquement davantage orienté vers l’insertion professionnelle que vers la poursuite d’un cursus de formation initiale. La rémunération dépend de l’âge et du niveau de formation du bénéficiaire.
Le contrat de professionnalisation peut donc rester pertinent pour certains publics et certaines formations, mais il ne correspond pas toujours au cadre retenu par les écoles pour leurs cursus diplômants en alternance.
Contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation : quelles différences ?
La différence principale tient à la finalité du contrat. Le contrat d’apprentissage s’inscrit dans une logique de formation initiale et d’obtention d’un diplôme. Le contrat de professionnalisation vise davantage l’insertion ou le retour à l’emploi par la qualification.
Le public concerné diffère aussi. L’apprentissage cible principalement les jeunes en formation, tandis que le contrat de professionnalisation peut concerner des profils plus variés, notamment des demandeurs d’emploi ou des personnes en reconversion.
Le rôle du CFA est également spécifique au contrat d’apprentissage. Dans ce cadre, le CFA organise la formation, suit la progression de l’apprenti et assure le lien pédagogique avec l’entreprise.
La durée, les modalités de formation et la rémunération peuvent varier selon le type de contrat, l’âge, le niveau de formation et la convention collective applicable dans l’entreprise. Ces paramètres doivent être vérifiés au moment de la signature.
Et à l’EMLV : quel contrat pour l’alternance ?
À l’EMLV, l’alternance du Programme Grande École se fait en contrat d’apprentissage, via le CFA du Pôle Léonard de Vinci. Ce contrat est conclu entre l’entreprise, l’apprenti et le CFA.
L’alternance concerne notamment le cycle master du Programme Grande École, en quatrième et cinquième année, selon les spécialisations ouvertes. Elle permet de préparer le même diplôme que la voie classique : un diplôme visé bac+5, conférant le grade de master.
Ce format associe spécialisation académique, expérience professionnelle longue, rémunération, prise en charge de la formation selon les règles de l’apprentissage et suivi pédagogique par l’école et le CFA.
Pourquoi choisir l’apprentissage en école de commerce ?
Le contrat d’apprentissage permet de construire une expérience longue en entreprise tout en poursuivant un diplôme de niveau bac+5. Il donne à l’étudiant une position particulière : il reste en formation, mais exerce aussi une fonction salariée dans une organisation.
Cette double expérience renforce la compréhension des métiers. L’apprenti suit des dossiers, participe à des projets, travaille avec des équipes, observe les décisions de l’entreprise et gagne progressivement en autonomie.
Pour l’entreprise, l’apprentissage permet de former un futur collaborateur sur la durée. Pour l’étudiant, il constitue un levier d’insertion professionnelle, un moyen de financer sa formation et une occasion de tester un métier avant l’obtention du diplôme.
Ce qu’il faut retenir
Le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation relèvent tous les deux de l’alternance, mais ils ne répondent pas aux mêmes logiques. L’apprentissage s’inscrit dans la formation initiale et vise l’obtention d’un diplôme. Le contrat de professionnalisation relève davantage de l’insertion ou du retour à l’emploi par la qualification.
En école de commerce, le choix du contrat dépend du programme, de l’organisme de formation, du CFA et du cadre retenu par l’établissement.
L’EMLV propose l’alternance en contrat d’apprentissage en cycle master du Programme Grande École, via le CFA du Pôle Léonard de Vinci. Ce format associe formation en management, spécialisation métier, expérience longue en entreprise et accompagnement pédagogique.

















