Bien gagner sa vie après une école de commerce : mythe ou réalité ? Aujourd’hui, et d’après l’enquête annuelle de l’EMLV sur le premier emploi, le salaire moyen brut des anciens élèves est estimé à 45 500 euros avec primes. Une somme amenée à évoluer significativement selon les métiers et les domaines choisis…
Mais quels sont les métiers les plus rémunérateurs ? Et en quoi consistent-ils ? Voici quelques fonctions qui méritent d’être approfondies…
Métiers de la finance
La finance (privée, publique, nationale ou internationale) est un secteur où les rémunérations sont plutôt élevées. Il se dit que les salaires sont plus élevés dans la finance de marché côté front office, plutôt qu’en middle et en back office. Quoi qu’il en soit, travailler dans la finance de marché, c’est s’assurer un coussin financier assez confortable.
Selon les données de la CGE (Conférence des Grandes Écoles), le secteur banque/assurance affiche un salaire moyen de 46 863 euros par an pour les jeunes diplômés. À l’EMLV, le MSc Finance & Investment forme les étudiants aux métiers les plus rémunérateurs dans le secteur de la finance : M&A and Private Equity, Strategic Consulting, etc.
Pour travailler dans la finance, il faut être prêt à s’investir pleinement dans sa fonction. Car, ici, le temps, c’est de l’argent.
Auditeur interne ou externe
La fonction d’auditeur (interne ou externe) est, elle aussi, très prisée pour les salaires qu’elle propose. C’est notamment le cas des auditeurs qui intègrent un Big Four, soit les grands cabinets d’audit mondiaux. S’occuper des comptes d’entreprises à la renommée internationale, ça se paye… Et bien !
Toutefois, les salaires en audit dépendent de nombreux paramètres. Parmi les plus cruciaux, le parcours académique et l’emplacement géographique figurent en tête. Ainsi, un diplômé de l’EMLV ne percevra pas toujours le même salaire qu’un diplômé d’une autre école de commerce. Un auditeur junior toucherait en moyenne 38 500 euros lors de sa première année d’exercice (source : Glassdoor).
Les variations de salaire ont généralement lieu au bout de deux ans, une fois que l’on devient auditeur senior. Un auditeur senior bénéficierait d’un salaire moyen de 47 000 euros, soit près de 10 000 euros supplémentaires en seulement deux ans (source : Business Cool).
Encore une fois, la rémunération dans le secteur de l’audit s’établit toujours en fonction du profil de l’auditeur, de ses compétences, mais aussi de la renommée de l’école dont il est diplômé.
Ingénieur Commercial grand compte
Après une école de commerce, l’ingénieur commercial grand compte est quasi assuré de trouver du travail rapidement. Son rôle ? Développer le chiffre d’affaires d’un grand compte — une grande banque, un acteur du secteur télécom, ou encore un groupe industriel. Selon Glassdoor, le salaire de base moyen pour ce profil est de 53 134 euros par an.
À noter que ce type de fonction intègre généralement une partie variable, qui fait évoluer la rémunération à la hausse. L’ingénieur peut ainsi toucher des primes intéressantes et faire augmenter significativement son salaire ! À l’EMLV, les ingénieurs commerciaux suivent le cursus Master Négociation & Management des Affaires. À la clé ? Un métier plaisant et une rémunération attractive.
Métiers du marketing et de la vente
À l’heure du numérique, les métiers du marketing digital ont le vent en poupe, tout comme ceux de la consultance opérationnelle, à l’image du business analyst.
Directeur marketing et communication
Outre la finance et le commerce, le secteur du marketing connaît lui aussi un beau succès. Les perspectives d’évolution y sont très intéressantes et l’on peut, assez rapidement, accéder à des postes à fortes responsabilités. L’une des fonctions les mieux rémunérées ? Celle de directeur marketing et communication, avec des rémunérations estimées entre 75 000 et 90 000 euros brut par an selon le profil et la taille de l’entreprise (source : BSB, 2024).
Business Analyst
Avec une fonction de plus en plus recherchée, le Business Analyst séduit les grandes entreprises dès la sortie de l’école. Actuellement, on estime le salaire moyen d’un Business Analyst junior à 42 802 euros par an. Une rémunération intéressante qui attire les étudiants, en témoigne l’engouement pour le MSc Digital Business Analytics à l’EMLV. Pour travailler dans des entreprises innovantes et à la pointe de la technologie, nul besoin de chercher plus loin !
Consultant en stratégie
Une autre fonction très en vogue est celle du consultant en management et en stratégie. Si le consultant travaille au sein des Big Three (Boston Consulting Group, McKinsey & Company et Bain & Company), il pourra prétendre à une rémunération très attractive.
Les MBB (autre appellation des Big Three) proposent des salaires au-dessus du marché : entre 45 000 et 60 000 euros pour les jeunes diplômés, et jusqu’à 130 000 euros par an pour un profil senior de plus de 8 ans d’expérience. Plus largement, le secteur du conseil est le premier débouché des écoles de commerce avec 22,2% des recrutements, pour un salaire moyen de 43 948 euros (enquête CGE 2025).
Ces chiffres sont à prendre avec prudence : la rémunération dépend également du profil du candidat et de son expertise (M&A, marketing stratégique, corporate finance, management, etc.).
Entrepreneur
L’école de commerce est une porte d’entrée vers le monde entrepreneurial. On peut s’y casser les dents comme on peut y bâtir son empire ! C’est pourquoi il faut aborder cette donnée avec prudence : oui, on peut générer des revenus très élevés en lançant sa propre société. Mais encore faut-il avoir une idée novatrice, une offre attractive et un besoin réel identifié sur le marché.
D’après l’enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés de la Conférence des Grandes Écoles (CGE), 3,5% des diplômés sont créateurs ou repreneurs d’entreprise. Certes, l’entrepreneuriat n’est pas toujours la première option, mais lorsqu’on choisit cette voie… On la suit avec passion, en œuvrant quotidiennement au succès de son projet.
Enfin, et toujours selon les données CGE les plus récentes, 80,1% des diplômés d’écoles de commerce trouvent un emploi en moins de 2 mois après l’obtention de leur diplôme — et 86,6% décrochent un CDI dès leur premier poste. La preuve, s’il en fallait une, que les grandes écoles restent un véritable tremplin pour la carrière des jeunes diplômés.

















