Entre le TOEIC et le TOEFL, les candidats aux écoles de commerce croisent rapidement ces deux certifications d’anglais. Elles attestent du niveau de langue des personnes non anglophones et répondent à des usages différents selon les formations, les entreprises et les universités partenaires.
Mais quels sont les usages de chacun ? Et pourquoi sont-ils demandés dans certaines situations ? En école de commerce, avoir un bon niveau d’anglais est exigé. Un très bon niveau constitue aussi un atout pour les stages, l’alternance, les échanges universitaires et l’insertion professionnelle.
Qu’est-ce qui différencie le TOEIC du TOEFL ?
On a coutume de dire que le TOEIC est plus demandé en entreprises, là où le TOEFL est souvent utilisé pour l’intégration dans une formation académique, un échange universitaire ou un cursus enseigné en anglais.
S’il est vrai que le TOEIC est principalement utilisé en entreprise, plusieurs écoles estiment que le score au TOEIC est un bon indicateur, notamment pour justifier la condition d’accès à une formation ou la validation d’un diplôme. La spécificité du TOEIC ? Il permet aux recruteurs d’estimer la capacité d’un candidat à s’adapter aux missions qui impliquent des responsabilités internationales, des échanges avec des clients ou partenaires étrangers, ou la lecture de documents professionnels en anglais. Dans l’enseignement supérieur, il aide les responsables de formation à estimer le niveau d’anglais de l’étudiant.
Toutefois, les écoles et les universités étrangères privilégient souvent le TOEFL pour vérifier cette donnée dans un contexte académique. Au-delà de cette vérification, le TOEFL est un pass pour entrer dans beaucoup d’écoles de commerce françaises ou d’universités étrangères. En France ou à l’étranger, le TOEFL est notamment utilisé pour vérifier l’aptitude d’un candidat à suivre une formation 100% en anglais.
C’est pourquoi, aujourd’hui, le TOEFL est plus destiné aux étudiants qu’aux professionnels, bien que les deux tests puissent être passés par des profils très différents. Le choix dépend avant tout du projet : intégrer une école, candidater à une université partenaire, valider un diplôme, préparer une mobilité internationale ou renforcer son CV.
TOEIC, TOEFL : que mesurent ces deux tests ?
Le TOEIC et le TOEFL évaluent tous les deux le niveau d’anglais, mais avec des formats et des objectifs différents.
Le TOEIC, dans sa version la plus répandue, évalue surtout la compréhension orale et écrite dans un contexte professionnel. Il mesure la capacité à comprendre des conversations, des annonces, des emails, des rapports ou des documents liés au monde de l’entreprise. C’est pour cette raison qu’il est très utilisé par les recruteurs, les écoles de commerce et les entreprises internationales.
Le TOEFL, notamment dans sa version iBT, évalue davantage l’anglais académique. Il mesure la compréhension écrite, la compréhension orale, l’expression écrite et l’expression orale. Les exercices sont souvent inspirés de situations universitaires : suivre un cours, comprendre un texte académique, rédiger une réponse structurée ou argumenter à l’oral.
En résumé : le TOEIC est souvent associé à l’anglais professionnel, tandis que le TOEFL est davantage associé à l’anglais académique et universitaire.
Cette différence explique pourquoi le TOEIC est très présent en école de commerce pour la validation d’un niveau d’anglais, tandis que le TOEFL est souvent demandé pour les départs à l’étranger, les doubles diplômes ou les candidatures dans des universités anglophones.
Quel lien entre ces certifications et les écoles de commerce ?
Les scores obtenus au TOEIC comme au TOEFL peuvent faire partie du processus de recrutement au sein des écoles de commerce. De nombreux établissements examinent cette donnée pour sélectionner leurs futurs étudiants, orienter les parcours ou valider certaines étapes du cursus.
Avoir accès à un master en école de commerce
Pour la grande majorité des grandes écoles de commerce, un bon score au TOEIC ou au TOEFL témoigne d’une capacité à suivre des enseignements en anglais, à travailler en groupe multiculturel et à évoluer dans un environnement international.
Les seuils peuvent varier selon les établissements, les programmes et les parcours. Un score TOEIC supérieur à 785 correspond généralement au niveau B2 du CECRL, soit un niveau utilisateur indépendant. Un score supérieur à 900 traduit un niveau solide, particulièrement apprécié pour les stages, l’alternance, les mobilités internationales et les candidatures à des formations sélectives.
Si les scores minimaux attendus ne sont pas toujours communiqués par les écoles, les étudiants doivent garder en tête qu’il est important d’obtenir un bon score à ces deux examens, notamment au TOEFL lorsqu’un projet académique à l’étranger est envisagé. Au-delà du score au TOEFL ou au TOEIC, certaines écoles ont d’autres exigences : dossier académique, entretien, niveau de français ou d’anglais, cohérence du projet, expérience professionnelle ou internationale.
Valider un niveau B2 pour obtenir un diplôme de grade master
Dans le cadre d’un diplôme conférant le grade de master, la maîtrise d’une langue vivante étrangère fait partie des attendus de formation. Le niveau B2 du CECRL constitue le repère minimal couramment utilisé pour attester une autonomie suffisante en langue étrangère.
Le niveau B2 signifie que l’étudiant peut comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits, communiquer avec une certaine aisance et produire un discours clair sur des sujets variés. En école de commerce, ce niveau correspond aux compétences nécessaires pour suivre des cours en anglais, participer à des présentations, travailler sur des cas d’entreprise internationaux ou évoluer dans une entreprise multiculturelle.
Pour un Programme Grande École conférant le grade de master, l’obtention du diplôme peut donc être conditionnée à la validation d’un niveau minimum B2 dans une langue étrangère, selon les règles pédagogiques de l’établissement et les exigences associées au grade.
Le TOEIC, le TOEFL ou d’autres certifications reconnues peuvent servir à attester ce niveau. Le choix du test dépend alors du règlement de l’école, du format retenu et du parcours suivi par l’étudiant.
S’inscrire dans un programme « International Track »
Par exemple, les établissements qui proposent l’International Track, soit l’enseignement 100% en anglais au sein d’un campus français, recherchent des étudiants qui ont déjà un bon niveau d’anglais en entrant en première année.
Ce passage par l’International Track joue un rôle important lors de la poursuite d’études en cycle master. Les étudiants habitués à suivre des cours en anglais, à présenter des travaux à l’oral et à échanger dans un environnement international disposent d’un cadre favorable pour candidater à des spécialisations, des stages ou des expériences à l’étranger.
Être sélectionné en MBA
Pour intégrer un MBA, le TOEFL ou le TOEIC sont, là encore, très attendus. Dans ce type de formation, il est courant que l’enseignement se fasse partiellement ou intégralement en anglais. Les scores à ces deux examens sont donc étudiés avec attention.
Côté résultats, les exigences varient selon les écoles et les programmes. Un MBA international peut demander un niveau B2 avancé ou C1, selon le degré d’exposition à l’anglais. Le TOEFL est souvent privilégié pour les programmes académiques internationaux, tandis que le TOEIC reste fréquent lorsque le parcours met davantage l’accent sur l’anglais professionnel.
Valider son diplôme en Business School
Le TOEIC ou le TOEFL servent également à valider un diplôme. C’est pourquoi certains établissements proposent à leurs étudiants de passer ces certifications en milieu ou vers la fin de leur cursus. Non seulement cela contribue à l’obtention du diplôme lorsque le règlement pédagogique le prévoit, mais c’est également un bon moyen de rassurer les recruteurs en sortie d’école.
Dans une école de commerce, la certification d’anglais intervient souvent à un moment stratégique : avant un départ à l’étranger, avant l’entrée en cycle master, avant la recherche de stage ou à l’approche de la diplomation. Elle permet à l’étudiant de situer son niveau, d’identifier les compétences à renforcer et de disposer d’un score reconnu.
Intégrer une université partenaire à l’étranger
Enfin, les écoles de commerce sont fortement engagées dans la mobilité internationale. Pour partir dans une université partenaire, les étudiants doivent souvent monter un dossier où figure leur score au TOEIC ou au TOEFL.
Chaque université fixe ses propres exigences. Une université anglophone peut demander un TOEFL, un IELTS ou une autre certification académique. Une université partenaire située dans un pays non anglophone peut accepter un TOEIC, notamment lorsque les cours suivis sont dispensés en anglais. Les seuils varient selon le niveau d’études, la langue d’enseignement et la sélectivité de l’établissement.
TOEIC ou TOEFL : quel test choisir ?
Le choix entre TOEIC et TOEFL dépend du projet de l’étudiant.
- Pour valoriser son profil auprès des entreprises : le TOEIC reste un repère très utilisé, notamment pour les stages, l’alternance, les Graduate Programs et les postes liés à l’international.
- Pour candidater dans une université étrangère : le TOEFL est souvent plus adapté, en particulier dans les établissements anglophones ou les programmes enseignés intégralement en anglais.
- Pour valider un niveau d’anglais en école de commerce : le TOEIC est fréquemment utilisé, mais le TOEFL peut aussi être accepté selon les règlements pédagogiques.
- Pour suivre un cursus 100% en anglais : le TOEFL apporte une indication complète sur les quatre compétences linguistiques, notamment l’expression écrite et orale.
Dans tous les cas, le score seul ne résume pas le niveau réel d’un étudiant. La régularité de la pratique, la capacité à présenter un projet, à rédiger un document professionnel ou à échanger à l’oral restent déterminantes dans un parcours en école de commerce.
Comment préparer le TOEIC ou le TOEFL en école de commerce ?
La préparation au TOEIC ou au TOEFL repose sur trois dimensions : la maîtrise de l’anglais, la compréhension du format du test et l’entraînement régulier.
Le TOEIC demande une bonne capacité à gérer le temps, à repérer rapidement les informations importantes et à comprendre l’anglais professionnel. La préparation passe par des exercices de compréhension orale, de lecture rapide, de vocabulaire business et de tests blancs.
Le TOEFL demande une préparation plus académique. L’étudiant doit savoir comprendre des textes longs, écouter des extraits de cours, structurer une réponse écrite et s’exprimer clairement à l’oral. Le travail porte donc aussi sur l’argumentation, la prise de notes et la capacité à organiser ses idées.
En école de commerce, les cours d’anglais, les modules en anglais, les présentations orales, les projets de groupe internationaux et les expériences à l’étranger constituent autant d’occasions de progresser. La certification vient ensuite mesurer un niveau construit tout au long du cursus.
TOEIC, TOEFL et anglais en école de commerce : un enjeu académique et professionnel
L’anglais occupe une place centrale dans les écoles de commerce. Il intervient dans les cours, les échanges universitaires, les stages, l’alternance, les spécialisations de cycle master et les premiers emplois. Les certifications comme le TOEIC ou le TOEFL donnent un repère lisible à cette compétence.
À l’EMLV, l’internationalisation du parcours se traduit notamment par des cours en anglais, des expériences à l’étranger, des partenaires universitaires et des cursus adaptés aux étudiants qui souhaitent évoluer dans un environnement multiculturel. Le Programme Grande École et les parcours en anglais permettent de renforcer progressivement cette compétence, depuis les premières années jusqu’au cycle master.
L’EMLV propose un cursus 100% en anglais accessible sur Parcoursup. Le TOEIC, le TOEFL et les autres certifications d’anglais accompagnent la progression des étudiants, la mobilité internationale et la validation du niveau attendu en fin de cursus.
FAQ : TOEIC, TOEFL et école de commerce
Quelle est la principale différence entre le TOEIC et le TOEFL ?
Le TOEIC évalue principalement l’anglais professionnel, tandis que le TOEFL évalue davantage l’anglais académique. Le premier est très utilisé par les entreprises, le second par les universités et les formations internationales.
Quel score TOEIC faut-il viser en école de commerce ?
Un score supérieur à 785 correspond généralement au niveau B2 du CECRL. Un score supérieur à 900 constitue un bon objectif pour valoriser son profil auprès des recruteurs et des établissements internationaux.
Quel niveau d’anglais faut-il pour obtenir un diplôme de grade master ?
Un niveau minimum B2 dans une langue étrangère est généralement attendu pour l’obtention d’un diplôme conférant le grade de master. Les modalités exactes dépendent du règlement pédagogique de chaque école.
Le TOEIC suffit-il pour partir à l’étranger ?
Cela dépend de l’université partenaire. Certaines acceptent le TOEIC, d’autres demandent le TOEFL, l’IELTS ou une autre certification. Le score exigé varie selon le pays, l’établissement et la langue d’enseignement.
Le TOEFL est-il obligatoire en école de commerce ?
Le TOEFL peut être demandé pour certains parcours, échanges universitaires ou programmes enseignés en anglais. Il n’est pas systématiquement obligatoire dans toutes les écoles de commerce.
Quelle certification choisir pour un CV ?
Pour un CV orienté entreprise, le TOEIC reste très lisible. Pour un dossier académique international, le TOEFL est souvent plus adapté. Les deux certifications peuvent se compléter selon le projet de l’étudiant.

















