L’auditeur financier vérifie la fiabilité des comptes, des états financiers et des processus financiers d’une organisation. Son rôle consiste à analyser les données comptables, contrôler les procédures, identifier les risques d’erreur ou d’anomalie, documenter ses travaux et formuler des conclusions destinées à sécuriser l’information financière.
À l’EMLV, ce métier s’inscrit dans une approche de la finance d’entreprise qui combine comptabilité, contrôle de gestion, audit, reporting, analyse financière, systèmes d’information, data, contrôle interne et conformité. La spécialisation master Finance & Contrôle de Gestion constitue la voie principale pour préparer ce métier, avec un format proposé en alternance à Paris, Nantes et Montpellier, et en initial à Paris.
Les parcours EMLV associés au métier d’auditeur financier doivent être distingués selon l’orientation visée : audit externe en cabinet, audit interne en entreprise, contrôle de gestion, reporting financier, contrôle interne, conseil finance ou analyse de performance.
L’auditeur financier contrôle la qualité et la fiabilité de l’information financière produite par une organisation. Il vérifie les comptes, analyse les cycles comptables, teste les procédures, identifie les risques et documente ses conclusions.
Le métier recouvre deux grands environnements : l’audit externe et l’audit interne. L’audit externe est exercé le plus souvent en cabinet, auprès de clients. Il vise à contrôler les comptes et à sécuriser l’information financière publiée ou transmise aux parties prenantes. L’audit interne est exercé au sein d’une entreprise ou d’un groupe. Il évalue les processus, les risques, les contrôles internes et la qualité des procédures afin d’améliorer le fonctionnement de l’organisation.
Dans les deux cas, l’auditeur financier doit comprendre les états financiers, les flux comptables, les systèmes d’information, les procédures internes et le modèle économique de l’organisation auditée. Il travaille à partir de preuves, de tests, de rapprochements, d’entretiens et d’analyses documentées.
L’audit externe et l’audit interne reposent tous deux sur des méthodes de contrôle, d’analyse des risques et de documentation, mais leurs objectifs et leurs cadres d’intervention sont différents.
L’audit externe est réalisé par un cabinet indépendant. L’auditeur intervient auprès d’entreprises clientes pour vérifier la fiabilité des comptes, analyser les états financiers et évaluer les principaux risques d’anomalie comptable.
Dans le cadre de l’audit externe, les travaux portent souvent sur les cycles comptables : chiffre d’affaires, achats, stocks, immobilisations, trésorerie, dettes, créances, provisions ou paie. L’auditeur réalise des tests, demande des justificatifs, effectue des rapprochements, contrôle les écritures et documente ses conclusions dans un dossier d’audit.
L’audit externe peut concerner des missions de commissariat aux comptes, d’audit contractuel, de revue financière, de due diligence ou de certification d’informations financières. Le rythme est souvent marqué par les périodes de clôture et d’arrêté des comptes.
L’audit interne est réalisé au sein d’une organisation. L’auditeur interne évalue les processus, les risques, les procédures et les dispositifs de contrôle interne. Son périmètre peut dépasser la seule finance : achats, ventes, trésorerie, systèmes d’information, conformité, ressources humaines, opérations, logistique, risques ESG ou gouvernance.
L’audit interne a une finalité plus opérationnelle et organisationnelle. Il vise à améliorer les processus, renforcer les contrôles, réduire les risques, sécuriser les flux et formuler des recommandations aux directions concernées.
Un auditeur interne peut par exemple analyser le processus de validation des achats, vérifier la séparation des tâches dans un ERP, contrôler les circuits de paiement, évaluer le respect d’une procédure groupe ou auditer la gestion des risques dans une filiale.
Les intitulés varient selon le type de mission, le cabinet ou l’entreprise :
Ces intitulés peuvent recouvrir des missions différentes. L’auditeur externe intervient principalement en cabinet auprès de plusieurs clients. L’auditeur interne travaille au sein d’une organisation pour évaluer les processus, les risques et les contrôles. Le chef de mission audit encadre les travaux d’une équipe sur un portefeuille de clients ou sur des missions internes.
Les missions varient selon qu’il s’agit d’audit externe ou d’audit interne, mais elles reposent toujours sur l’analyse, le contrôle, la documentation et la restitution.
Une mission d’audit externe peut porter sur la vérification du chiffre d’affaires, des stocks ou des provisions. Une mission d’audit interne peut porter sur le processus achats d’une filiale, la sécurité des circuits de paiement, la conformité d’un processus de validation ou la qualité des contrôles dans un ERP.
L’auditeur financier utilise des outils comptables, analytiques, documentaires, de data audit et de suivi des contrôles.
La digitalisation transforme le métier. L’auditeur financier doit être capable d’exploiter des données volumineuses, de repérer des anomalies, de fiabiliser les extractions et de comprendre les systèmes qui produisent l’information financière.
Les indicateurs suivis dépendent du type d’audit, du secteur et du cycle contrôlé.
Le métier demande des compétences comptables, financières, analytiques, technologiques et relationnelles. Certaines compétences sont communes à l’audit externe et interne, d’autres dépendent du périmètre.
L’auditeur financier vérifie la fiabilité des comptes, des états financiers et des processus financiers. En audit externe, il intervient souvent en cabinet auprès de plusieurs clients. En audit interne, il travaille au sein d’une organisation pour analyser les risques, procédures et contrôles.
Le contrôleur de gestion travaille principalement en interne. Il construit les budgets, analyse les écarts, produit les reportings et accompagne les managers dans le pilotage de la performance.
Le contrôleur interne conçoit, formalise et suit les dispositifs de contrôle destinés à sécuriser les processus. Il travaille sur les procédures, les matrices de contrôle, les risques et la conformité des pratiques.
Le responsable consolidation coordonne la production des comptes consolidés d’un groupe. Il travaille sur les retraitements, périmètres, normes, intercos et états financiers consolidés.
Le consultant finance intervient en mission auprès d’entreprises pour améliorer leurs processus financiers, outils, reportings, contrôles ou organisations.
L’audit financier évolue avec la digitalisation des données, l’automatisation des contrôles, les exigences de transparence, la complexité des organisations et le développement du reporting extra-financier.
Les auditeurs travaillent sur des volumes croissants de transactions. Les outils de data analytics permettent d’analyser des populations complètes, de détecter des anomalies et de cibler les zones de risque.
Les états financiers et les contrôles internes dépendent de nombreux outils : ERP, CRM, logiciels de paie, plateformes de facturation, outils de stock, solutions de paiement ou systèmes de consolidation. L’auditeur doit comprendre la circulation des données.
Le métier ne consiste pas seulement à contrôler des chiffres. Il faut comprendre le modèle économique, les risques sectoriels, les procédures internes, la gouvernance, les systèmes et les points sensibles de l’organisation auditée.
Les périodes de clôture, d’arrêté des comptes, de restitution ou de comité d’audit peuvent être exigeantes. L’auditeur doit produire des analyses fiables dans un calendrier serré.
Les directions financières sont de plus en plus associées aux enjeux de durabilité, de reporting extra-financier, de contrôle des données ESG et de transparence. Ces sujets créent de nouveaux besoins en audit, vérification et fiabilisation des informations.
L’auditeur financier exerce principalement en cabinet d’audit ou au sein de directions audit interne, mais il peut aussi évoluer en direction financière, contrôle interne ou conseil.
En cabinet, l’auditeur externe intervient auprès de plusieurs clients et secteurs. En entreprise, l’auditeur interne rejoint souvent une direction audit interne, risques, contrôle interne, finance ou conformité.
En France, la rémunération d’un auditeur financier varie selon le cabinet ou l’entreprise, la localisation, le type d’audit, la taille des missions, l’expérience, le secteur, le niveau d’anglais et la spécialisation.
À titre indicatif :
Ces fourchettes doivent être actualisées chaque année à partir de sources fiables : APEC, cabinets de recrutement spécialisés, études de rémunération audit, finance, conseil, directions financières ou cabinets d’expertise.
Un diplôme de niveau Bac+5 en finance, audit, comptabilité, contrôle de gestion, management, systèmes d’information financiers ou data finance constitue une voie adaptée. Le métier demande une bonne maîtrise des états financiers, des cycles comptables, des procédures, des risques et des outils d’analyse.
À l’EMLV, le Programme Grande École permet de construire un parcours en management avant une spécialisation en cycle master. La spécialisation Finance & Contrôle de Gestion est la spécialisation cible pour préparer les métiers de l’audit financier, de l’audit interne, du contrôle de gestion, de l’analyse financière, du reporting et du contrôle interne.
La spécialisation est proposée en alternance à Paris, Nantes et Montpellier, et en initial à Paris. L’alternance permet notamment de participer à des clôtures, missions de reporting, travaux de contrôle, analyses d’écarts, rapprochements et projets d’amélioration des processus financiers.
La spécialisation Corporate Finance peut compléter le parcours pour renforcer la lecture financière des entreprises, l’analyse des états financiers, la valorisation et les décisions d’investissement. Le MSc Digital Business Analytics peut renforcer les compétences en data, automatisation des contrôles, reporting et business intelligence appliqués à la finance. Le MSc Accountability and Corporate Sustainability peut être pertinent pour les profils intéressés par le contrôle et l’audit des informations extra-financières.
L’alternance est une voie pertinente pour accéder aux métiers de l’audit financier, de l’audit interne, du contrôle interne, du contrôle de gestion ou de la direction financière. Elle permet de se confronter aux cycles de clôture, aux données réelles, aux outils financiers et aux exigences de documentation.
Dans un cabinet, un alternant peut contribuer à des travaux d’audit externe : contrôle de comptes, tests sur pièces, rapprochements, documentation et préparation de dossiers. Dans une entreprise, il peut participer à des missions d’audit interne ou de contrôle interne : analyse de processus, tests de conformité, suivi de recommandations et amélioration des procédures.
Le poste d’auditeur financier constitue une porte d’entrée vers de nombreux métiers de la finance d’entreprise, de l’audit, du contrôle et du conseil.
La progression dépend de la maîtrise technique, de la capacité à gérer des missions, de la qualité de la documentation, de la relation client ou métier, et de la compréhension des enjeux financiers de l’entreprise.
Plusieurs métiers appartiennent au même environnement professionnel :
Ces métiers se distinguent par leur angle : certification des comptes, audit des processus, pilotage budgétaire, analyse financière, consolidation, trésorerie, reporting durable, conformité ou transformation des processus financiers.
Un auditeur financier débutant peut percevoir environ 38 000 à 45 000 € brut par an en France. La rémunération dépend du cabinet ou de l’entreprise, de la localisation, du type de mission, du secteur et du niveau d’expérience.
Un diplôme de niveau Bac+5 en finance, audit, comptabilité, contrôle de gestion ou management est généralement adapté. À l’EMLV, le Programme Grande École avec la spécialisation Finance & Contrôle de Gestion constitue la voie cible pour préparer ce métier.
Oui. Elle constitue la spécialisation cible pour les métiers de l’audit financier, de l’audit interne, du contrôle de gestion, du reporting, de l’analyse financière et du contrôle interne. Elle est disponible en alternance à Paris, Nantes et Montpellier, et en initial à Paris.
L’audit externe est réalisé par un cabinet indépendant et porte principalement sur la fiabilité des comptes et de l’information financière. L’audit interne est réalisé au sein d’une organisation et porte sur les processus, risques, procédures, contrôles internes et recommandations d’amélioration.
L’auditeur financier vérifie la fiabilité des comptes, procédures ou contrôles. Le contrôleur de gestion accompagne le pilotage de la performance en construisant les budgets, reportings et analyses d’écarts.
L’auditeur interne évalue périodiquement les processus et formule des recommandations. Le contrôleur interne conçoit, suit et améliore les dispositifs de contrôle destinés à sécuriser les processus au quotidien.
Oui. La comptabilité est indispensable pour comprendre les états financiers, les écritures, les cycles, les clôtures, les provisions, les charges, les produits et les risques d’anomalie.
Excel avancé reste incontournable. Les auditeurs utilisent aussi des logiciels d’audit, ERP, outils comptables, plateformes de confirmation, solutions de data analytics, outils de reporting et référentiels de contrôle interne.
Oui. Les cabinets et directions audit interne utilisent davantage la data pour analyser des volumes importants de transactions, détecter des anomalies, automatiser certains contrôles et fiabiliser les travaux d’audit.
Oui. L’alternance permet de se former aux missions de contrôle, aux clôtures, aux dossiers de travail, aux tests d’audit, à l’analyse de comptes, à l’audit interne et à la documentation des travaux.
Les évolutions possibles mènent vers des postes d’auditeur senior, chef de mission audit, manager audit, auditeur interne, responsable audit interne, contrôleur financier, responsable consolidation, consultant finance, contrôleur de gestion ou directeur financier.
Les parcours de l’EMLV associés à la finance d’entreprise, à l’audit et au contrôle articulent analyse financière, comptabilité, contrôle de gestion, audit externe, audit interne, reporting, systèmes d’information, data, gestion des risques, conformité et finance durable. Cette approche correspond à l’évolution des directions financières et des cabinets d’audit, qui recherchent des profils capables de fiabiliser l’information financière, d’analyser les données, de comprendre les processus et de sécuriser les décisions dans des environnements économiques et technologiques en transformation.
Métiers du conseil : une masterclass pour comprendre les compétences, les carrières et l’impact de l’IA
« Spécialisation master Corporate Finance : former des profils opérationnels pour la finance d’entreprise », Yves Ach