Diplômé du Programme Grande École, David évolue depuis plus de vingt ans dans des environnements technologiques exigeants. Aujourd’hui Agile Chapter Leader chez Thales, son parcours se caractérise par une forte hybridation des compétences, nourrie par la curiosité, la mobilité interne et une attention constante portée au collectif.
Son témoignage met en perspective l’évolution des métiers du management à l’ère de l’agilité et des transformations technologiques.
De la gestion de projet à l’agilité organisationnelle
Après son diplôme au sein du Programme Grande École visé Bac+5 grade de Master, David débute sa carrière chez Altran, dans des fonctions de gestion de projet orientées webdesign. Il poursuit ensuite pendant dix ans chez Renault, avant d’être recruté par Thales pour accompagner des déploiements techniques.
Au fil des années, il occupe des fonctions variées : technique, fonctionnelle, conseil, management, développement commercial. En vingt-cinq ans, il exerce dix-sept métiers différents. Cette diversité d’expériences construit une vision transversale des organisations et des compétences.
Depuis 2006, il évolue dans les méthodes agiles. « À l’époque, il n’y avait personne pour accompagner les chefs de projet. Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est d’aider les équipes à progresser, pas seulement d’appliquer une méthode. »
En tant qu’Agile Chapter Leader chez Thales, il manage les ressources agiles au sein de la direction informatique. Son rôle consiste à structurer les équipes, accompagner leur montée en compétence et garantir la qualité des livrables dans un environnement technologique complexe.
Manager dans un environnement en transformation
Pour David, la fonction de manager dépasse le pilotage opérationnel. Elle repose sur une capacité à faire grandir les équipes et à les accompagner dans la durée.
« Mon intérêt, c’est que les équipes aient envie de venir travailler, qu’elles progressent et qu’elles puissent compter sur quelqu’un. »
Il privilégie le terme de leader, centré sur l’écoute et l’accompagnement. Les enjeux sont multiples : performance, conformité aux attentes de l’entreprise, adaptation aux évolutions technologiques. L’agilité modifie les modes de travail et exige une transformation continue des collaborateurs.
Empathie et disponibilité constituent, selon lui, des qualités déterminantes. Le manager doit arbitrer entre contraintes budgétaires et enjeux humains, tout en maintenant un équilibre entre performance et développement des personnes.
Une formation marquée par l’hybridation
Son passage à l’EMLV reste associé à une ouverture intellectuelle forte. Il évoque des enseignants qui ont influencé sa manière de penser, notamment en macro et micro-économie, ainsi qu’en anglais.
Arrivé avec un niveau linguistique modeste, il travaille aujourd’hui quotidiennement en anglais avec un supérieur australien. Cette progression s’inscrit dans une dynamique internationale qui caractérise le Programme Grande École, notamment à travers l’exposition multiculturelle et les interactions académiques.
Il souligne également la transversalité avec l’ESILV et l’IIM au sein du Pôle Léonard de Vinci. La compréhension des métiers d’ingénieur, de contrôleur de gestion ou de responsable RH nourrit sa capacité à dialoguer avec des profils variés. Cette hybridation entre management, technologie et digital constitue un socle structurant dans son parcours.
Curiosité et mobilité comme moteurs de carrière
David identifie la curiosité comme fil conducteur de sa trajectoire professionnelle. Changer de fonction, explorer de nouveaux environnements, accepter l’incertitude : ces choix façonnent son évolution.
« Il faut s’intéresser à ce qui va se passer demain et accepter le changement. »
Cette posture rejoint les attentes actuelles des entreprises, confrontées à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité et aux nouvelles formes d’organisation du travail. Les parcours linéaires deviennent plus rares ; la capacité d’adaptation devient centrale.
DeVinci Alumni : une communauté et un engagement
Pour lui, être alumni signifie partager une culture commune et contribuer à la dynamique des générations suivantes. Il évoque l’accompagnement des étudiants dans leur recherche de stage ou d’apprentissage, ainsi que les échanges intergénérationnels.
« Fréquenter les nouvelles générations permet de se remettre en question. »
Dans un contexte où le Pôle Léonard de Vinci célèbre ses 30 ans, ces liens entre promotions participent à la continuité et à la transmission.













