Un article dans Forbes, un autre qui décrit sa société sur Bloomberg et une dépêche publiée par l’agence Globe Newswire… La firme canadienne MindBridge AI basée à Ottawa, dans l’Ontario, attire l’attention des curieux et des investisseurs. Innovante, elle promet de lutter contre la criminalité en col blanc.
Comment l’IA change-t-elle la donne ? Le plus gros avantage par rapport aux méthodes traditionnelles, c’est qu’elle permet de débloquer les anomalies qui se cachent dans les montagnes de données, là où aucun être humain n’a le temps ni l’énergie nécessaire pour s’y pencher. L’intelligence artificielle ne signale pas directement les cas de fraude. Il faut tout de même l’intuition et l’expérience de l’être humain pour traiter les données.
Etudes de cas, travail de groupe, projets transverses mélangeant des étudiants de l’EMLV, de l’ESILV, de l’IIM, des étrangers… Ce sont les jalons de ma formation qui m’ont le plus marqués. J’ai aussi adoré faire du sport sur le campus : du judo, du rugby avec Léo Rugby qui ont été des expérience marquantes.
Les cours de négociation commerciale m’ont été bien utiles pour la suite. Je me souviens d’un enseignant, M. Coffre, qui nous donnait des techniques redoutables pour mémoriser les numéros de téléphone des clients ou nous enseignait comment faire attention à construire une relation personnelle autant que professionnelle, avant même d’entrer en négociation.
J’ai gardé beaucoup de contacts d’étudiants de l’EMLV ! C’est la force du réseau des alumni. L’été dernier j’ai visité les Châteaux de la Loire avec une de mes amies du Pôle Léonard de Vinci. Elle passait par une période difficile et elle avait besoin de changer d’air. Je lui ai fait plaisir en lui offrant des tours de montgolfière, des bonnes tables et des nuits dans des hôtels sympa dans les Châteaux de la Loire.
Le mois d’après je suis allé prendre des verres avec des amis de passage à San Francisco. Ils venaient de finaliser une levée de fonds de 300 millions de dollars. Un ancien du Pôle qui vit maintenant à New York nous a rejoints.
Les copains du Pôle ont toujours été présents à des moments clé de ma vie. Ce sont souvent des relations uniques car nous nous sommes tous rencontrés avant que nos carrières décollent, dans ce passage entre la vie adolescente et la vie professionnelle. J’ai même rencontré la mère de mes enfants à Léonard de Vinci, c’était une étudiante canadienne en échange. D’où mon départ pour le Canada.
Le siège de MindBridge AI est situé à Ottawa, Ontario au Canada. © Danielle Donders / Moment / Getty Images
Aller simple pour la Silicon Valley an 2005. C’est là que la vraie vie après l’école a commencé. En 18 mois j’ai occupé tous les rôles possibles et imaginables ! J’ai appris comment créer des startups high tech, ce que je continue à faire.
Ensuite je suis parti au Canada, je suis resté 6 ans dans une SSII locale, CaseWare International Inc. où je suis monté en grade rapidement. J’ai été promu 5 fois et j’ai lancé plusieurs produits. J’ai ensuite aidé à remettre sur pied une startup dans la video surveillance, SoLink, avant de lancer ma startup actuelle dans l’intelligence artificielle, MindBridge AI.
Nous sommes passés de 1 à 80 employés en 3 ans avec des clients prestigieux comme la Banque d’Angleterre, des gouvernements et des sociétés comptables.
L’œnologie et la culture générale m’ont aidé lorsque je me suis retrouvé en Chine pour négocier un gros contrat avec une banque.
J’ai passé les trois quarts du temps imparti avec un exécutif dans un bar. Nous avons discuté du marché du vin chinois qui explosait. Ensuite, nous avons bouclé la négociation en 10 minutes et le contrat était envoyé au département legal.
Cinq minutes après, ce dirigeant m’invitait dans un restaurant local pour fêter notre la signature. J’ai goûté au serpent, à la salade de méduse et à d’autres choses que je ne recommanderais pas… 45 minutes de conversation pour 10 minutes de business ! Cela se passe souvent comme ça. Il faut savoir créer de l’espace conversationnel pour trouver des opportunités une foi que la confiance est en place.
Aucune et toutes en même temps. Le problème quand on fait pousser une société c’est qu’on n’a pas le choix, il faut être PDG et s’occuper de toutes missions à la fois. Dès que j’ai fait un peu de chiffre, j’ai convaincu mes investisseurs avec diplomatie que je devenais Chief Strategy Officer et que j’avais embauché un nouveau PDG. C’était le mois dernier.
Chef de la stratégie, c’est un titre qui me permet d’être flexible et de faire ce que je veux de mon emploi du temps.
Je passe beaucoup de temps sur les recrutements, un peu sur les levées de fond, les clients stratégiques, les relations avec les ordres d’experts-comptables.
Le PDG, Eli Fathi, utilise l’analogie de l’Air Force : je suis le bombardier qui rase le terrain rapidement (je ne fais pas dans la finesse…) et lui l’Armée de terre qui passe derrière et maintient les positions (c’est un ancien commandant de char d’assaut).
Profitez-en au max !
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This post was last modified on 29/07/2021 16:39
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