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Hackathon Promo 2027 : « La ville durable peut-elle vraiment exister ? » un travail collectif sur les contraintes des systèmes urbains

En février 2026, plus de 1700 étudiants du Pôle Léonard de Vinci travaillent simultanément sur une même question : la possibilité d’une ville durable.

Au-delà de l’ampleur du dispositif, la collaboration entre écoles partenaires et la diversité des profils — avec la participation d’étudiants internationaux — s’inscrivent dans un exercice collectif à grande échelle, où une problématique unique est abordée au croisement du management, de l’ingénierie et du digital, afin de confronter des approches complémentaires à des enjeux urbains concrets.

La ville durable peut-elle vraiment exister ? : un hackathon construit autour d’un cadre académique précis

En février 2026, pendant une semaine, le hackathon A4 du Pôle Léonard de Vinci réunit plus de 1700 étudiants de la promo 2027 — issus de l’EMLV, de l’ESILV et de l’IIM — répartis entre les campus de Paris et Nantes, dont 24 étudiants d’universités partenaires (Budapest University of Economics and Business et Karlstad University) et 311 inscrits en English track, autour d’une même question.

Le sujet — « La ville durable peut-elle vraiment exister ? » — repose sur un cadrage académique défini en amont. La ville durable y est abordée comme un système urbain cherchant à concilier sobriété dans l’usage des ressources, attractivité économique, qualité de vie et inclusion sociale .

Chaque équipe sélectionne une métropole européenne et construit une réponse opérationnelle en lien avec plusieurs thématiques : mobilités, habitat, énergie, adaptation climatique ou encore gestion des ressources.

Une méthode d’analyse : le design systémique

Le hackathon mobilise le design systémique comme cadre d’analyse, afin d’articuler compréhension des situations et élaboration de propositions. Cette approche conduit à dépasser l’observation des symptômes pour identifier les causes structurelles et les modèles sous-jacents.

Les équipes travaillent à cartographier les interactions entre acteurs, infrastructures et usages, tout en intégrant les effets indirects de leurs décisions. Cette lecture permet d’anticiper les externalités et de repérer les points de levier susceptibles de produire des transformations mesurables.

L’exercice repose également sur l’identification d’un écart entre les pratiques actuelles et une trajectoire de durabilité. Les propositions formulées tiennent compte de contraintes réelles et d’arbitrages nécessaires, dans des systèmes où les dimensions économiques, sociales et environnementales restent étroitement liées.

Comprendre les contraintes structurelles des villes

Le hackathon s’appuie sur un constat central : les villes concentrent une part majeure des activités économiques et des populations, tout en générant des pressions importantes sur les ressources et les infrastructures.

En Europe, plus de trois quarts de la population vivent en milieu urbain, avec une dépendance forte aux systèmes de transport, de logement et de services . Les mobilités représentent à elles seules une part significative de la consommation énergétique, en particulier via le transport routier.

Les étudiants travaillent donc à partir de contraintes réelles : limiter l’empreinte environnementale tout en maintenant des niveaux de service élevés, accueillir de nouveaux habitants sans étendre les surfaces urbanisées, ou encore adapter les villes aux effets du changement climatique.

Des projets construits à partir de cas concrets

Les groupes appliquent ces éléments à des situations spécifiques. À Lisbonne, les réflexions portent sur les risques d’inondation et les capacités de stockage de l’eau. À Toulouse, l’analyse met en évidence la place dominante de l’automobile et les difficultés de circulation.

À Rome, les propositions portent sur l’amélioration des réseaux de transport pour répondre aux usages quotidiens et touristiques. D’autres équipes s’intéressent à Oslo, en étudiant les politiques publiques déjà engagées en matière de construction durable et d’incitations économiques.

Ce travail s’appuie sur une démarche structurée : identification d’un problème, analyse des solutions existantes, formulation d’hypothèses et proposition d’un plan d’action.

Décider à l’échelle locale : un enjeu central

Le hackathon intègre également une dimension institutionnelle. Les projets prennent en compte le rôle des collectivités territoriales dans l’organisation concrète des villes : urbanisme, transports, logement, gestion des déchets ou politiques énergétiques.

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Les marges de manœuvre locales existent, mais elles restent encadrées par des contraintes réglementaires, financières et économiques. Les arbitrages étudiés par les équipes reflètent ces tensions : densifier ou étendre, rénover ou construire, privilégier certains modes de transport ou en limiter d’autres.

Cette approche permet de dépasser une vision théorique du développement durable pour intégrer les conditions réelles de mise en œuvre.

Une pédagogie fondée sur l’expérimentation collective

Le format du hackathon repose sur une organisation en équipes hybrides réunissant profils en management, ingénierie et digital. Les échanges se déroulent en français et en anglais, selon la composition des groupes.

Les étudiants sont placés en situation de décideurs. En équipes pluridisciplinaires et parfois internationales, ils concentrent leurs analyses et leurs propositions sur des métropoles européennes et des problématiques concrètes : mobilité, énergie, logement, biodiversité ou gestion des déchets.

Ils analysent les interactions entre les différentes dimensions du système urbain, confrontent des points de vue et construisent une position argumentée dans un contexte contraint. À cette échelle, la diversité des profils agit comme un levier pédagogique, en rendant nécessaire l’explicitation des désaccords et la formulation d’arbitrages.

Les étudiants mobilisent des méthodes comme le design thinking, accompagnés par les enseignants. La semaine se conclut par un plaidoyer présenté devant un jury.

« Ce format permet de relier les connaissances théoriques à un projet complet, de l’identification du problème jusqu’à la présentation d’une solution. »

Ce type d’exercice met en situation des compétences attendues dans les environnements professionnels : analyse, coopération, prise de décision et capacité à formaliser une proposition.

Un choix pédagogique pour former des décideurs pour un monde complexe

Le hackathon A4 prépare les étudiants à évoluer dans un monde VUCA ou BANI, où les problématiques sont complexes, instables et incertaines.

Il développe les compétences clés identifiées par le World Economic Forum à horizon 2030 :

  • Pensée systémique et analytique,
  • Capacité à arbitrer dans des contextes conflictuels,
  • Leadership et influence,
  • Résilience et flexibilité dans la décision,
  • Intelligence collective et comportementale.

Une approche en cohérence avec le Programme Grande École de l’EMLV

Ce hackathon reflète l’approche pédagogique du Programme Grande École de l’EMLV, visé Bac+5, grade de Master et triple accrédité AACSB, AMBA et EFMD Accredited Master.

Les projets transversaux, l’exposition à des problématiques complexes et la collaboration entre disciplines participent à la formation de profils capables d’articuler enjeux économiques, technologiques et environnementaux.

La question posée — la possibilité d’une ville durable — ne se limite pas à une réponse unique. Elle ouvre un cadre d’analyse où se confrontent contraintes, choix publics et solutions opérationnelles.

Pour en savoir plus sur les programmes de l’EMLV

This post was last modified on 18/03/2026 17:01

Published by
Greta Guzman

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