Cette recherche apporte des éléments d’analyse sur le rôle des systèmes d’information dans l’évolution des organisations et des usages liés à l’intelligence artificielle et au numérique.
Responsable du département Management, Stratégie, Innovation à l’EMLV, Peter Saba a soutenu son HDR à l’UVSQ, Université Paris-Saclay. Intitulé Information Systems Between Action and Reflection, ce travail revient sur une décennie de recherches développées en parallèle d’une activité de consultant.
Ce positionnement hybride permet d’articuler production scientifique et compréhension des situations concrètes rencontrées en entreprise. Il s’appuie sur une évolution méthodologique, allant d’une approche positiviste vers une posture plus réflexive et constructiviste.
« Cette habilitation m’a permis d’affirmer une posture scientifique que je pourrai transmettre à mes doctorants », précise Peter Saba.
Le jury, composé d’enseignants-chercheurs issus de plusieurs universités françaises, a accompagné cette démarche par une lecture exigeante des travaux présentés.
Les recherches développées interrogent les transformations liées aux systèmes d’information dans les organisations. Trois axes structurent les travaux :
Ces travaux reposent sur des méthodes complémentaires, comme la recherche-action, l’économétrie ou encore la Design Science Research. L’objectif consiste à produire des cadres d’analyse capables d’intégrer la complexité des environnements organisationnels.
La recherche considère ici la pratique professionnelle comme un espace de production de connaissances à part entière, et non comme un simple terrain d’observation.
Les travaux présentés dans le manuscrit d’habilitation s’appuient sur un programme de recherche construit à l’interface entre exigence académique et engagement professionnel. Développée sur plusieurs années, cette démarche s’inscrit dans le champ des systèmes d’information et interroge les conditions dans lesquelles la recherche peut conserver une rigueur théorique tout en restant connectée aux réalités organisationnelles.
L’approche adoptée repose sur une évolution progressive du cadre épistémologique, passant d’une posture positiviste vers une perspective constructiviste et réflexive. Cette orientation permet de mobiliser différentes méthodes de recherche, comme la recherche-action, l’économétrie ou la Design Science Research, chacune apportant un éclairage complémentaire sur les phénomènes étudiés.
Les travaux empiriques portent notamment sur la propagation des conflits dans les déploiements informatiques, les mécanismes d’enrichissement des connaissances dans les systèmes d’intelligence artificielle et les dimensions socio-techniques de la durabilité numérique. Ils aboutissent à la formulation de concepts et de cadres d’analyse qui articulent immersion terrain et formalisation académique.
Cette recherche considère ainsi les pratiques professionnelles comme un espace de production de connaissances à part entière. Elle propose une manière d’aborder les systèmes d’information capable de rendre compte de la complexité des organisations, tout en intégrant les enjeux méthodologiques et normatifs liés aux transformations numériques.
À l’EMLV, la recherche s’articule autour de plusieurs priorités : excellence scientifique, impact sociétal, interdisciplinarité et ouverture internationale.
Les travaux menés par les enseignants-chercheurs s’inscrivent dans des thématiques liées aux transformations du travail, à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité ou encore à la durabilité. Cette orientation permet d’alimenter les enseignements du Programme Grande École avec des contenus directement liés aux mutations des organisations.
L’interdisciplinarité constitue un autre axe structurant, notamment à travers le De Vinci Research Center, qui réunit chercheurs en management et en ingénierie. Cette organisation favorise l’analyse de sujets complexes, comme la transition écologique ou les systèmes numériques.
L’intégration de la recherche dans les enseignements participe à la construction de compétences analytiques et critiques. Les étudiants sont confrontés à des problématiques réelles et à des cadres conceptuels issus de travaux académiques récents.
Dans le Programme Grande École, cette approche s’inscrit dans une logique plus large : former des profils capables de comprendre les interactions entre management, technologies et enjeux sociétaux.
Les thématiques abordées par Peter Saba — intelligence artificielle, systèmes d’information, durabilité — correspondent directement aux transformations des métiers et aux attentes des organisations.
La soutenance a également réuni Annie Bartoli (UVSQ, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et Georgetown University), ainsi que les membres du jury Marc Bidan (Nantes Université), Cécile Godé et Amandine Pascal (Aix-Marseille Université), Pauline De Pechpeyrou (IAE Paris-Est), Régis Meissonier (IAE Montpellier) et Thierry Delecolle (Pôle Léonard de Vinci). Des enseignants-chercheurs de l’EMLV et de l’ESILV, ainsi que des membres du laboratoire LAREQUOI et du De Vinci Research Center, étaient également présents.
Le développement de travaux interdisciplinaires et leur diffusion, notamment à travers des publications académiques et professionnelles, contribuent à renforcer le lien entre recherche et pratiques managériales.
En savoir plus sur la recherche et les spécialisations du Programme Grande École de l’EMLV.
This post was last modified on 8 avril 2026 16h47
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