Diplômé de l’EMLV, promo 2008, Olivier Doin a fondé Marin d’Eau Douce, un concept de loisirs urbains centré sur la location de bateaux électriques sans permis. Son parcours se construit progressivement, en articulant formation en management, culture projet et structuration d’une trajectoire entrepreneuriale ancrée dans les territoires.
Ce parcours met en perspective la manière dont une formation en management, articulée autour de projets concrets et d’un engagement associatif, peut constituer un socle pour le développement d’initiatives entrepreneuriales durables.
De la formation en finance à l’envie d’entreprendre
Après un cursus à l’EMLV orienté vers la finance, complété par un master au sein de l’école, Olivier débute sa carrière chez Danone.
Il y pilote le développement d’un concept de restauration pendant plusieurs années. En parallèle, l’idée d’entreprendre reste présente.
Cette volonté se concrétise graduellement à travers des réflexions menées sur différents secteurs, jusqu’à une discussion fondatrice avec son futur associé et ami d’enfance, Nicolas Couderc, autour d’un constat simple : l’offre de loisirs à Paris s’adresse majoritairement aux touristes, laissant peu de place à des usages pensés pour les habitants.
La naissance de Marin d’Eau Douce
Marin d’Eau Douce prend forme autour d’une proposition claire : développer des bases de location de bateaux électriques sans permis, accessibles à tous, en cœur de ville.
Après un an et demi de travail consacré aux démarches institutionnelles, aux appels d’offres et au financement, une première base ouvre en 2014 sur le bassin de la Villette.
La demande dépasse rapidement les prévisions initiales. Si l’organisation doit être ajustée dans les premiers mois, le concept trouve immédiatement son public, porté par des usages conviviaux et une forte visibilité médiatique.
Olivier Doin et l’équipe Marin d’eau douce
Entreprendre : un développement progressif
À la suite de ce lancement, Marin d’Eau Douce étend son implantation en Île-de-France et dans plusieurs métropoles, avant de recentrer sa stratégie sur des sites franciliens comme Boulogne, Levallois ou Bougival.
Aujourd’hui, l’entreprise exploite plus de 200 bateaux et prévoit l’ouverture de nouvelles bases, notamment à Cergy-Pontoise.
Confrontée à la rareté des plans d’eau urbains, la société engage également une diversification de ses activités : parcours de loisirs dans les arbres, guinguettes, et développement de nouvelles offres au domaine de Chantilly.
L’apport de l’EMLV : projets, réseau et engagement associatif
Olivier Doin souligne l’importance de la vie associative dans son parcours, notamment à travers des responsabilités exercées au sein d’associations sportives.
Ces expériences ont permis de développer des compétences en gestion de projet, recherche de financements et coordination d’équipes.
L’EMLV a aussi constitué un cadre favorable à la construction d’un réseau professionnel, aujourd’hui mobilisé dans le développement de l’activité B2B de Marin d’Eau Douce, notamment autour des séminaires et événements d’entreprise.
Le rôle du réseau alumni
Le réseau alumni de l’EMLV qui compte 27 000 membres, rassemble une communauté investie, structurée autour d’échanges réguliers, d’accompagnement et d’opportunités professionnelles.
Les diplômés en activité participent à la vie du campus, accueillent de nouvelles générations au sein de leurs équipes, contribuent aux projets portés par l’école et entretiennent des liens étroits avec les autres membres du réseau.
Cette dynamique continue renforce la cohésion entre promotions et soutient l’évolution des parcours tout au long de la carrière.
Entrepreneuriat et adaptation dans la durée
L’activité de Marin d’eau douce repose sur une forte saisonnalité, avec des effectifs pouvant passer de quelques collaborateurs en hiver à une centaine en période estivale.
Cette organisation impose une grande capacité d’adaptation, tant sur le plan opérationnel que managérial.
À la suite de l’évolution de certaines concessions, l’entreprise a engagé une phase d’ajustement stratégique, aboutissant à la structuration de nouveaux projets et à la poursuite de son développement sans recours à des financements externes.
Un conseil aux futurs entrepreneurs
Pour Olivier Doin, le moment le plus propice pour entreprendre se situe au sortir des études. Selon lui, cette période offre une liberté d’action et une capacité de prise de risque plus importantes. Il insiste également sur la nécessité de développer sa propre conviction, sans se laisser freiner par les doutes extérieurs, inhérents à tout projet entrepreneurial.
À l’EMLV, apprendre à entreprendre est bien plus qu’un programme de pré-incubation et d’accompagnement, c’est un tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant. Devinci Startup, le pré-incubateur du Pôle Léonard de Vinci accueille chaque année les étudiants des 3 écoles pour valider et optimiser leurs idées de création d’entreprise.
Le développement du secteur technologique, conjugué aux aspirations professionnelles des nouvelles générations, contribue à placer la création d’entreprise parmi les projets envisagés dès l’entrée dans l’enseignement supérieur.
En réponse, les cursus ont progressivement intégré des dispositifs dédiés : accompagnement des porteurs de projet, incubateurs, pédagogies orientées projet et parcours spécialisés. Cet environnement favorise l’acquisition de compétences entrepreneuriales et la structuration d’initiatives inscrites dans des logiques économiques contemporaines.
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