Derrière cet acronyme mystérieux (International Financial Reporting Standards) se trouvent des normes comptables créées en vue d’optimiser l’organisation des transactions à l’international.
Depuis 2001, les normes IFRS aident les entreprises à poursuivre leurs échanges commerciaux à l’international en toute transparence. Elles ont remplacé les IA (International Accounting Standards) au début du siècle et sont devenues les nouvelles normes comptables internationales sur le marché.
Initialement développées en Europe, les normes IFRS se sont répandues et sont désormais utilisées à travers le globe. Aujourd’hui, plus de 120 pays s’appuient sur cette “réglementation” pour poursuivre les interactions commerciales avec leurs contacts à l’international.
Face à la mondialisation, trouver un langage comptable valable pour tous était un enjeu crucial. Reste que certains pays (Etats-Unis, Inde…) ne sont toujours pas prêts à adopter ces mesures et continuent d’évoluer avec leurs propres normes comptables.
Pourtant, les normes IFRS ont pour avantage principal de garantir plus de facilité et de transparence dans les transactions (échanges commerciaux, investissements…). En somme, le monde de la finance aurait du mal à se passer de ce nouveau référentiel qui agit directement sur la qualité des affaires.
Si l’on comprend l’utilité des normes IFRS sur la scène commerciale et comptable internationale, on ne visualise pas toujours la manière dont elles sont conçues. Ces normes ne sont pas à proprement parler des règles mais reposent sur des “principes”.
Quatre principes principaux sont reliés aux normes IFRS : la fiabilité, la pertinence, l’importance et l’intelligibilité. Ces quatre principes “piliers” constituent un cadre utile à la compréhension des normes par tous les acteurs concernés.
Au-delà de ces quatre principes, les normes IFRS reposent également d’autres aspects tels que le principe de neutralité, de prudence, de primauté de la substance sur la forme ou encore la priorité accordée à la vision de l’investisseur.
Ces principes – dont la liste n’est pas exhaustive – aident à définir les normes et à régir les interactions. Faire du commerce dans les meilleures conditions possibles est une nécessité, d’autant plus après les scandales financiers du début des années 2000. Plus de transparence, c’est plus de confiance.
Toutefois, les normes IFRS sont nombreuses et peuvent faire l’objet de nombreux changements au fil des années.
Aujourd’hui, seules les sociétés cotées en Bourse et les grandes multinationales sont obligées de respecter les normes IFRS. Un système équivalent a été mis en place pour les autres entreprises (TPE, PME…) mais n’est pas obligatoire. En 2020, on compte 17 normes IFRS et 28 normes IAS. Ces normes font l’objet d’ajustements ou de révisions chaque année afin d’être parfaitement adaptées au contexte commercial international.
Pour cette année 2020, 5 normes IFRS ont fait l’objet de quelques changements :
Cette révision des normes IFRS est primordiale afin de s’assurer que le cadre des transactions soit toujours optimal.
Par exemple, la norme IFRS 9 a permis de remplacer l’ancienne norme IAS 39 et de proposer une nouvelle méthodologie de dépréciation des créances. De son côté, la norme IFRS 17 remplace la norme IFRS 4 pour apporter plus de transparence au sujet des contrats d’assurance.
Ainsi, les normes IFRS servent avant tout à optimiser les transactions entre les pays. Les maîtriser est essentiel pour toute personne qui veille aux états financiers et les flux de trésorerie d’une entreprise, en France ou ailleurs. Parce que l’économie d’un pays repose en partie sur les échanges mondiaux, le secteur de la finance internationale reste attractif aux yeux des étudiants.
Les étudiants du Master Finance & Gestion de l’EMLV sont d’ailleurs très au fait de cette fluctuation inhérente aux normes IFRS. Se tenir à jour des changements est précieux dans un secteur où l’imprévisibilité est de taille !
This post was last modified on 24/04/2020 13:16
La spécialisation master Digital RH du Programme Grande École de l’EMLV forme des professionnels capables…
Diplômé du Programme Grande École, David évolue depuis plus de vingt ans dans des environnements…
L’EMLV développe ses partenariats académiques en Europe avec l’Università Cattolica del Sacro Cuore à Milan.…
Bertrand Jonquois, responsable de la spécialisation master Digital Marketing & Data Analytics du Programme Grande…
L’EMLV étend son réseau académique en Asie avec la signature d’un accord d’échange avec Thammasat…
À la rentrée 2026, le Campus du Parc accueillera à Paris La Défense les formations…