C’est pourquoi de nombreuses formations en école de commerce visent à faire des futurs professionnels des acteurs du changement à même de conduire des projets de transformation de l’offre et des business models dans un contexte de transition écologique et de sobriété énergétique. Une bonne manière de faire des entreprises véritablement engagées des exemples à suivre.
Les Français jugent parfois sévèrement les actions et les responsabilités des entreprises. Un sondage souligne ainsi que pour 80% des personnes, les engagements sociaux et environnementaux sont des thématiques que les entreprises doivent considérer de manière prioritaire.
Le problème, c’est qu’il existe une certaine méfiance quant à la sincérité de ces engagements pris par les entreprises pour 75% des Français, qui considèrent qu’il est difficile de distinguer celles qui sont véritablement engagées de celles qui le sont moins.
Dans un monde contrôlé par la communication où rien ne doit dépasser, savoir quelle entreprise est véritablement digne de confiance est complexe. C’est encore plus vrai lorsque greenwashing et scandales alimentaires, sanitaires et écologiques font la une des médias.
Des pizzas Buitoni aux chocolats Kinder, en passant par les lasagnes de cheval de Findus, Lafarge qui soutient des organisations terroristes, ou Total dont les superprofits font débat dans un contexte de crise économique et énergétique, les exemples qui viennent troubler l’image lisse des entreprises sont nombreux.
Pourtant, tout n’est pas sombre dans les entreprises, et il existe aussi des exemples à suivre comme Patagonia, Ben and Jerry, Gravity Payments, Nature et Découvertes ou encore Prana. L’entreprise engagée est une tendance de fond qui doit contribuer à deux objectifs : sa prospérité économique et le bien-être de l’humanité. Elle s’inscrit dans une économie de marché avec une finalité au service de l’homme, et non l’inverse.
En France, la loi PACTE a joué un rôle d’accélérateur pour le développement des directions de l’engagement. Une étude de KPMG souligne toutefois que les directions de l’engagement sont jeunes (62% sont apparues dans les 5 dernières années), bien que leurs directeurs soient expérimentés (25 ans d’expérience en moyenne). La majorité d’entre elles a pour mission de réduire l’impact de l’entreprise sur le climat, de mobiliser les collaborateurs et de renforcer les liens de l’entreprise avec la société.
Les périmètres de ces directions sont d’ailleurs hétérogènes : les sujets de RSE sont présents neuf fois sur dix et ceux d’éthique, diversité, handicap moins d’une fois sur deux.
Aujourd’hui, savoir si une entreprise est véritablement engagée nécessite de prendre le temps de creuser derrière les grands éléments de langage pour s’assurer de la sincérité de la posture. Il faut aussi vérifier si elle dispose de labels indépendants pour contrôler et garantir son engagement, et demander des preuves concrètes des actions réalisées.
Faire jouer son esprit critique et ne pas se laisser influencer par la publicité et les actions de communication en tant que consommateur ou professionnel est indispensable. Ultimement, la sincérité finira toujours par payer. Les entreprises les plus engagées ne sont pas celles qui communiquent le plus, mais celles qui sont les plus transparentes, honnêtes et sincères avec elles-mêmes, leurs salariés et leurs clients.
Pour aller encore plus loin dans les entreprises engagées, il est intéressant de regarder du côté des entreprises altruistes. L’ouvrage « L’Entreprise altruiste » écrit par Isaac Getz et Laurent Marbacher relate ainsi les recherches de ces enseignants-chercheurs qui sont partis à la rencontre des entreprises pas tout à fait comme les autres pour comprendre leurs convictions, leurs épreuves et les transformations radicales qu’elles ont opérées.
Selon les auteurs, une entreprise altruiste est une entreprise qui se met au service inconditionnel de ses interlocuteurs, c’est-à-dire ses fournisseurs, clients, et communautés locales, à travers toutes ses activités de cœur de métier et qui, comme une conséquence, prospère économiquement. Pour qu’une entreprise soit altruiste, elle doit intégrer deux éléments importants :
Les entreprises altruistes ne recherchent pas la finalité économique, mais le bien commun et la création de valeur sociale.
Et c’est grâce à cette orientation sociale, au service des interlocuteurs de son écosystème, que ces entreprises prospèrent économiquement.
La question de l’engagement des entreprises est un sujet clé aujourd’hui en raison des crispations et des tensions qui montent partout dans le monde. Inégalités sociales, évasion fiscale, crise économique, dérèglement climatique, questions liées à la diversité et à l’inclusion des minorités… les sujets sont nombreux et les entreprises doivent se positionner pour contribuer à faire de notre société et de notre planète des lieux plus faciles à vivre pour tout le monde.
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