À la fin des années quatre-vingt, l’Union européenne prend la décision d’harmoniser les systèmes d’enseignement propres à chaque pays membre de l’UE. Pour y parvenir, elle décide de créer les ECTS en 1988. Le principe ? Mesurer le niveau d’études de l’étudiant grâce à la validation de crédits.
Les crédits ECTS – ou European Credits Transfer System en anglais – sont un moyen de faciliter la reconnaissance des études et des diplômes à l’étranger. Le principe ? Cours, travaux pratiques, stages ou encore examens permettent d’obtenir des ECTS.
Ils sont le témoignage de la validation d’acquis ou d’expériences durant les études supérieures. Si les crédits ECTS ne permettent pas d’obtenir le diplôme, ils sont toutefois importants pour la suite des études. Ils permettent de simplifier les démarches de mobilité pour les étudiants, en France et à l’étranger.
Chaque étudiant accumule des crédits ECTS à la fin d’un semestre. Le calcul se déroule de la manière suivante :
À la fin de leur licence, les étudiants qui ont validé tous leurs partiels obtiennent donc 180 crédits, 180 ECTS. Que ce soit à l’université ou en école de commerce, les 180 crédits ECTS reviennent aux étudiants après la validation des 3 années d’études.
Concernant les écoles de commerce, le Programme Grande Ecole est considéré comme un diplôme de grade master. Aussi, toutes les personnes ayant validé un programme de ce type acquièrent 300 crédits ECTS à la fin de leurs études.
Enfin, les mastères spécialisés, tels que ceux proposés dans de nombreuses écoles de commerce ou d’ingénieurs, offrent 75 crédits ECTS supplémentaires aux étudiants.
Pour l’ensemble des pays faisant partie de l’espace européen de l’enseignement supérieur, les crédits ECTS sont un moyen déterminer le niveau d’études de chaque étudiant, indépendamment de sa nationalité.
Un étudiant français en école de commerce pourra postuler pour une première année de master dans l’un des pays partenaires à condition de témoigner de 180 crédits ECTS… Et inversement pour un étudiant européen souhaitant continuer son cursus en France ou ailleurs en Europe !
Pour les étudiants comme pour les établissements d’enseignement secondaire, les crédits ECTS simplifient grandement la gestion des échanges. Mais c’est également un moyen de construire son propre cursus : étudier dans un pays étranger, participer à un séminaire, opter pour le module de son choix… Tant que le nombre de crédits ECTS est validé à la fin, le chemin emprunté est la responsabilité de l’étudiant.
Les crédits ECTS n’ont donc aucun rapport avec le contenu des cours, ils constituent simplement un élément d’identification à l’échelle européenne. Témoins de la validation d’un module d’enseignement, ils sont reconnus par les autres établissements d’études supérieures en Europe.
Non seulement l’étudiant est libre de choisir sa manière de cumuler les crédits, mais il est tout aussi libre de pouvoir arrêter ses études et les reprendre plus tard. Une fois que ses crédits sont validés, ils le sont à vie !
Année de césure, entrepreneuriat, vie personnelle… Tout devient possible. La seule obligation ? Rattraper ses crédits ECTS en cas de retard. Dans la situation où l’étudiant ne valide pas tous les crédits ECTS de son premier semestre, il est contraint de les rattraper au semestre d’après.
Une bonne nouvelle pour les personnes qui, après un semestre hésitant, souhaitent décrocher leur diplôme coûte que coûte ! Plus de redoublement en perspective, si ce n’est le redoublement d’efforts…
Pour toutes ces raisons, les crédits ECTS ont contribué à faire rayonner l’enseignement par-delà les frontières. Si valider un semestre ou une année à l’étranger contribue à l’obtention d’un diplôme, c’est également une expérience à vivre intellectuellement et humainement. Apprendre d’une façon nouvelle, dans un environnement différent, avec des camarades de toutes les nationalités… Les crédits ECTS ont permis tout cela. Leur utilité n’est, dès lors, plus à démontrer !
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